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Heures sautantes | Double quantième | Phases de lune | 1915 | Or

il y a 8 heures
7 min de lecture

Série : GRANDES COMPLICATIONS

Par : Sílvio Pereira



Fonctions


1 - Heures digitales sautantes ;

2 - Minutes ;

3 - Secondes ;

4 - Phases de lune ;

5 - Quantième ;

6 - Jours de la semaine ;


Fiche technique


- Montre de poche de type Lépine. Heures digitales sautantes, double quantième avec phases de la lune. Datée de 1905

- Numéro de série : 18971

- Manufacture : Anonyme

- Pays - Suisse

- Année de fabrication : 1915

- Calibre : construction à ponts classiques. Sans numéro

- Protection du mouvement : cuvette en or.

- Type d'échappement : ancre suisse

- Balancier : bimétallique compensé, avec spiral Breguet

- Réserve de marche : 36 heures

- Fréquence : 18 000 A/h

- Rubis : 25

- Matériau du boîtier : or 18 carats.

- Cadran : émail sans défauts ni fêles

- Heures : sautantes à 12 heures

- Minutes : aiguille centrale

- Petite seconde : à 6 heures

- Quantième : à 3 heures

- Jours de la semaine - à 9 heures

- Phases de lune : à 6 heures

- Diamètre du boîtier : 48,3 mm

- Épaisseur : 15,7 mm

- Poids : 90,62 g

- Le ressort moteur est remonté par la couronne à 12 heures.

- Aiguilles : minutes en forme de poire. Actionnées par la couronne, avec poussoir de déblocage de la tige à 11 heures.

- Chiffres : arabes sautants pour les heures. Arabes pour les intervalles de cinq minutes et index pour les autres.

- Secondes : chiffres arabes pour les intervalles de cinq et index pour les autres.

- Verre : en excellent état.

- Numéro du fond de boîte : 18971


Appréciation générale - Montre à heures sautantes et double quantième avec phases de lune, en or, dans un état de conservation immaculé.


Histoire de cette montre


Un riche habitant de la ville de Porto du nom de Fernando Santos, né en 1890, ayant des intérêts et des participations dans la compagnie du Café de S. Tomé e Príncipe, commanda vers 1914 à une horlogerie de Porto, qui la fit ensuite réaliser par une maison genevoise, une montre spéciale, imaginée par lui et qui devait posséder quelques fonctionnalités très spécifiques. Environ un an plus tard, on lui présenta ce magnifique ouvrage d'art et de micro-ingénierie.


Pièce unique, il n'en existe pas d'autre pareille.


La pièce s'est transmise de génération en génération et j'ai le bonheur d'être l'ami du dernier descendant. Lorsque j'ai appris qu'il avait contacté Christie's pour mettre la montre aux enchères, j'ai pris les devants, consenti un effort financier très important et je l'ai acquise.

A. Kaiser | Mécanique digitale | Heures et minutes sautantes | 1895 | Or




Fonctions


1 - Heures digitales sautantes ;

2 - Minutes digitales sautantes ;

3 - Secondes.


Fiche technique


- Montre de poche de type savonnette. Heures et minutes digitales sautantes. Datée de 1890

- Fonctions : heures et minutes digitales sautantes et secondes.

- Numéro de série : 681

- Manufacture : A. Kaiser

- Pays - Suisse

- Année de fabrication : 1890

- Calibre : construction à ponts classiques. Sans numéro

- Protection du mouvement : cuvette en laiton.

- Type d'échappement : ancre suisse

- Balancier : bimétallique compensé, avec spiral plat

- Réserve de marche : 36 heures

- Fréquence : 18 000 A/h

- Rubis : 15

- Matériau du boîtier : or 14 carats.

- Cadran : émail sans défauts ni fêles

- Heures : sautantes à 12 heures

- Minutes : sautantes au centre

- Petite seconde : à 6 heures

- Diamètre du boîtier : 52,4 mm

- Épaisseur : 17,4 mm

- Poids : 128,63 g

- Le ressort moteur est remonté par la couronne à 12 heures.

- Aiguilles : minutes en forme de poire. Actionnées par la couronne, avec poussoir de déblocage de la tige à 5 heures.

- Chiffres : arabes sautants pour les heures. Arabes sautants pour les minutes

- Secondes : chiffres arabes pour les intervalles de cinq secondes et index pour les autres.

- Verre : en excellent état.

- Numéro du fond de boîte : 681


Appréciation générale - Montre mécanique digitale à heures et minutes sautantes, en or, dans un état de conservation immaculé.

Histoire de la montre mécanique digitale à heures sautantes (Jump hour)


La montre mécanique digitale, du moins en ce qui concerne les instruments de mesure du temps, a été créée en 1883. Un inventeur autrichien, Josef Pallweber, breveta à 25 ans une nouvelle manière d'afficher l'heure. Pallweber concéda la licence à IWC, qui la céda à son tour au fabricant suisse Cortébert pour les marchés français et belge.


Josef Pallweber et son invention


Pallweber est né à Salzbourg, en Autriche, en 1858, et devint ingénieur très jeune. Il commença à travailler sur quelques inventions visant à numériser la manière dont nous lisons l'heure. En 1883, il déposa un brevet qui allait perpétuer son nom dans l'histoire comme l'inventeur de la complication des heures sautantes à affichage digital. Comme tout inventeur, il vendit les licences de son brevet à IWC en 1885, qui commença à créer des montres à heures sautantes fondées sur cette invention. Cette complication fut l'un des jalons les plus importants de l'histoire d'IWC.


Brevet américain 312754 de l'invention de Pallweber


Dans les années 1880, IWC adopta rapidement la nouvelle invention d'une montre de poche digitale. Au lieu d'avoir un cadran conventionnel avec des aiguilles des heures et des minutes – l'approche analogique –, la montre digitale du XIXe siècle utilisait des disques rotatifs pour les heures et les minutes. Les chiffres indiquant les heures et les minutes apparaissaient à travers deux guichets dans le cadran. Les secondes étaient toujours indiquées par une aiguille sur un petit compteur.


Mouvement Pallweber II de 1884


À partir de l'été 1884 et au cours des années suivantes, IWC produisit un grand nombre de ces montres de poche Pallweber. Les registres de ventes d'IWC révèlent qu'environ 16 590 de ces montres furent fabriquées et vendues jusqu'aux années 1890.


Catalogue IWC de 1885 annonçant des montres Pallweber

Les montres IWC Pallweber ont été faites pour être transmises en héritage. C'étaient des montres de luxe selon les critères du XIXe siècle, mais elles évoquaient encore les meilleures traditions artisanales.

Toutes ces montres avaient deux guichets révélant les chiffres des heures et des minutes. Les cadrans portaient les mots « heures » ou « minutes » dans plusieurs langues différentes, puisque les montres étaient vendues sur divers marchés, de la Russie au Portugal, en passant par la France, le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Allemagne, entre autres.


Les mots "heures" et "minutes" sur le cadran en langue française


Des œuvres d'art sur les cadrans


Beaucoup de cadrans Pallweber furent réalisés avec des décors peints à la main sur une base d'émail. Les guichets digitaux du cadran laissaient de la place à l'art. Les artistes suivaient généralement l'école du naturalisme du XIXe siècle, représentant des montagnes et des paysages emblématiques de la Suisse. D'autres décors comprenaient des chérubins ou des motifs floraux, parfois très élaborés. Selon le marché, ces cadrans étaient signés de diverses manières : « International Watch Co. », ou « Patent Automatic Timekeeper », ou « Pat. 24 février 1885 », dans bien des cas sans aucun nom d'entreprise.

Montre de poche avec mouvement Pallweber III et rare cadran peint à la main, 1887

Les boîtiers étaient parfois aussi élaborés que les cadrans. Si la plupart étaient en argent sans ornements, certains portaient des gravures très complexes, voire fantaisistes. Un exemplaire ancien, vendu d'abord à Bombay, en Inde, avait un boîtier repoussé, une forme de travail du métal martelé en relief par l'envers. Comme IWC vendait parfois les mouvements seuls en raison de la forte demande pour ces montres, des boîtiers différents étaient utilisés.


Les mouvements de ces montres étaient eux aussi uniques, tout en restant fondés sur les principes classiques de la conception du mouvement horloger suisse. La base de ces mouvements était le calibre « Elgin II » d'IWC des années 1880, une construction durable également utilisée dans les montres de poche analogiques « ordinaires » d'IWC. Cependant, ces nouvelles montres Pallweber n'avaient pas d'aiguilles chassées sur un axe ; à la place, les roues du mécanisme breveté par Pallweber étaient des disques pour les heures et les minutes.


Montre de poche en argent avec mouvement Pallweber III, 1887

Ces mouvements sont aussi appelés « heures sautantes », car les disques des heures et des minutes « sautent » à la position suivante à mesure que les heures ou les minutes avançaient. Les disques rotatifs et les sauts exigeaient un surcroît de force du ressort moteur et un réglage précis pour permettre le saut exactement au bon moment. C'étaient de beaux mouvements, mais peut-être un peu exigeants. Durant cette période, IWC améliora continuellement ses mouvements, du Pallweber I au II puis au III. Les constructions ultérieures à heures sautantes brevetées par d'autres entreprises comportaient des améliorations destinées à augmenter la force du ressort du mouvement, ce qui permit aux disques de sauter plus facilement.


Le chapitre suivant


Les montres de poche Pallweber d'IWC ne furent distribuées que de 1885 au début des années 1890. Bien qu'aucune autre montre de poche digitale n'ait été produite par la suite par IWC, d'autres entreprises produisirent des montres de poche digitales jusque vers 1910. Beaucoup de ces développements ultérieurs fournissaient un couple supplémentaire grâce à des conceptions de ressorts, des modifications de la denture des roues ou un second barillet.


Montre de poche avec mouvement Pallweber III, boîtier en or 14 carats, 1886

Personne ne sait ce qui a conduit IWC à ne pas poursuivre la production de ces montres de poche digitales après les années 1880, alors qu'elles étaient faciles à lire et innovantes, et souvent dotées de cadrans et de boîtiers spéciaux. Même si elles pouvaient être un peu exigeantes à l'usage, elles étaient en avance sur leur temps, du moins jusqu'en 2018. Dans le cadre de son 150e jubilé, IWC a lancé avec succès en 2018 sa montre-bracelet Tribute to Pallweber, dotée d'un mécanisme entièrement repensé. Un grand concept mérite de vivre pour toujours.


IWC Tribute to Pallweber édition "150 Years"


Autres fabricants de montres à heures sautantes sous brevet Pallweber


Cortebert
















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