LANCEMENT Les Tugas Serpe — Quand l’horlogerie rencontre la marqueterie de paille
Il y a environ un an, nous lancions la Les Tugas, la première montre à forte proportion de construction portugaise. Aujourd’hui, nous présentons la Les Tugas - Serpe, une version Métiers d’Art de notre montre. L’attention se porte nécessairement sur le cadran, libéré de la perturbation qu’induisent les index ou les chiffres et développé par l’artisan Bernardo D'Orey grâce à une technique de marqueterie de paille appelée Escamas de Dragão (Écailles de Dragon).
Le cadran est entièrement réalisé à la main selon une technique créée par l’artisan lui-même, à laquelle il a donné le nom d’Escamas de Dragão. Cette technique part de la marqueterie de paille, une pratique artisanale peu répandue et particulièrement exigeante lorsqu’elle est appliquée à l’échelle d’un cadran de montre. Chaque élément est préparé et posé individuellement, formant une surface composée de petites écailles dont l’aspect change selon l’incidence de la lumière.
La paille possède un éclat naturel bien à elle. Selon l’orientation des fibres, une même couleur peut paraître plus claire ou plus profonde. Bernardo D’Orey utilise cette caractéristique comme un élément du dessin, construisant le cadran par la position et la direction de chaque pièce.
Le résultat ne se répète jamais à l’identique.
Escamas de Dragão
Bernardo D’Orey a développé les Escamas de Dragão à partir de son travail sur la marqueterie de paille. La technique a été pensée pour créer une composition dotée d’un relief visuel, sans recourir à l’épaisseur d’une décoration traditionnelle.
Sur un cadran de montre, le travail devient particulièrement délicat. La surface est petite et la moindre variation dans la dimension ou le positionnement d’une écaille modifie immédiatement l’équilibre de l’ensemble.
La construction est lente et entièrement réalisée à la main.
C’est aussi la première application de cette technique en horlogerie ; elle apparaît sur les montres portugaises Les Tugas Serpe et Bruno Moreira Watches.
Un cadran choisi par le propriétaire
Les Tugas Serpe Vino et Cinza | photo : © Bruno Candeias | 2026
Chaque Serpe est produite sur commande. Le futur propriétaire est reçu dans l’atelier de Bernardo D’Orey, où il peut découvrir le processus et choisir les couleurs qui donneront naissance à son cadran.
La paille existe dans une grande variété de teintes et la combinaison choisie détermine le caractère final de la pièce. À partir de là, Bernardo D’Orey réalise le cadran individuellement.
Une fois le travail de marqueterie achevé, la montre part à l’assemblage.
Ce mode de production fait qu’il n’existe pas deux Serpe véritablement identiques. Même en partant de couleurs semblables, la matière et le travail manuel introduisent toujours de petites différences.
Le mouvement
La Serpe utilise un mouvement mécanique automatique suisse ETA 2824.
La finition du mouvement est réalisée en Suisse par Vitor Calçada, propriétaire de CVdecor, une entreprise de finitions de haute horlogerie.
La platine reçoit un perlage et les ponts sont travaillés avec anglage et finition sablée. Sur la masse oscillante apparaît une gravure inspirée du dessin des Escamas de Dragão, établissant un lien direct avec le cadran.
Le fond transparent permet d’observer le mouvement et les finitions réalisées pour cette version de la Les Tugas.
Bernardo D’Orey

Bernardo D’Orey est passé par Patek Philippe avant de revenir à Lisbonne, où il a développé son travail autour de la marqueterie de paille.
La technique l’intéresse surtout pour les caractéristiques optiques de la matière elle-même. La paille réagit à la lumière d’une manière difficile à reproduire avec des surfaces peintes ou imprimées, créant des variations d’éclat qui dépendent de l’orientation des fibres.
C’est l’exploration de ce comportement qui a conduit au développement des Escamas de Dragão puis, par la suite, à leur application en horlogerie.
La Serpe
Le nom Serpe désigne un être proche de ce que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de dragon (il est écrit, par exemple, que saint Georges a vaincu un Serpe) et renvoie directement au dessin du cadran et à la succession d’écailles qui en recouvre la surface.
C’est une interprétation artisanale de la Les Tugas, créée pièce par pièce et destinée à ceux qui souhaitent prendre part à la définition esthétique même de leur montre.
Le boîtier reçoit un cadran fait spécifiquement pour cet exemplaire. Au verso, le mouvement reçoit lui aussi un traitement propre, prolongeant le dessin des écailles jusqu’à la masse oscillante.
Chaque Serpe est faite sur commande.
Chaque cadran est travaillé à la main.
Les finitions du mécanisme sont de très haute qualité.
Et aucune n’est exactement identique à la précédente.










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