13 octobre
La journée en bref
À Lisbonne, Blancpain a présenté les deux pièces qui célèbrent les 70 ans de la Ladybird et de la Bathyscaphe, lors d'une rencontre au Bica do Sapato avec un menu du chef Rui Paula.
Côté nouveautés, TAG Heuer fête dix ans de partenariat avec Oracle Red Bull Racing avec une Formula 1 Solargraph à cadran bleu. Toledano & Chan grave sur le titane de la b/1 un motif inspiré du camouflage naval de la Première Guerre mondiale, Pequignet dote l'Attitude d'un cadran en onyx et Vulcain habille la Skindiver Nautique GMT de rose, de turquoise et de vert.
Dans l'industrie, LVMH a publié ses ventes du troisième trimestre : la division Montres et Joaillerie a progressé de 6 % en organique, dans un groupe qui n'a avancé que de 1 %.
Blancpain célèbre à Lisbonne les 70 ans de la Ladybird et de la Bathyscaphe

Blancpain a présenté à Lisbonne les deux nouveautés qui célèbrent les 70 ans des collections Ladybird et Bathyscaphe, toutes deux nées en 1956. La rencontre s'est tenue au Bica do Sapato, selon le communiqué diffusé hier par la marque, avec un menu créé par le chef Rui Paula, devenu en 2022 le premier chef portugais à rejoindre le cercle des « amis culinaires » de la maison.
La Ladybird Lady B, dont le Radar a parlé le 18 septembre, reprend l'idée de la Ladybird Bullet de 1956 : loger un mouvement mécanique complet dans une montre minuscule. La Ladybird d'origine est liée à Betty Fiechter, première femme à devenir propriétaire et dirigeante d'une entreprise horlogère suisse, et abritait alors le plus petit mouvement mécanique rond produit en série.
La version actuelle utilise le calibre automatique manufacture 615, l'un des plus petits mouvements automatiques ronds en production. Le boîtier sphérique mesure 19 mm de diamètre pour un volume de 2,9 cm³. Le bracelet en cuir de veau, double tour et proposé en sept couleurs, passe par une ouverture au dos du boîtier et se change facilement. Elle existe en acier et en or rouge 18 carats, toutes deux avec un cadran opalin beige.
Dans un mouvement de cette taille, le problème n'est pas seulement l'espace. Un balancier plus petit a moins d'inertie et se montre plus sensible aux chocs et aux changements de position, et un rotor plus léger arme le ressort moins efficacement. La miniaturisation mécanique reste donc un compromis entre taille, autonomie et régularité.

La seconde montre est une édition limitée de la Fifty Fathoms Bathyscaphe (référence 5903 1110 63A), dévoilée à l'international en août et inspirée d'un modèle des années 1960. La Bathyscaphe est apparue en 1956 comme la version civile, plus compacte, de la Fifty Fathoms, à une époque où la plongée de loisir se popularisait.
Le boîtier en acier conserve les 37,4 mm du modèle de référence et est étanche à 300 mètres. Le cadran gris météorite à finition sunburst, les aiguilles et index bâton et la luminescence aux tons vieillis rappellent la montre des années 60. À l'intérieur bat le calibre manufacture 1150, à deux barillets, à 21 600 alternances par heure et avec 100 heures de réserve de marche, visible par le fond saphir. L'édition est limitée à 300 exemplaires numérotés.
L'autonomie s'explique par les deux barillets, qui répartissent l'énergie entre deux ressorts et permettent plus de quatre jours de marche sans augmenter le diamètre d'un barillet unique. La fréquence de 3 Hz, inférieure aux 4 Hz plus courants aujourd'hui, y contribue aussi : l'échappement consomme moins d'énergie par heure.
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TAG Heuer fête dix ans avec Red Bull Racing avec une Formula 1 Solargraph

TAG Heuer a présenté hier la Formula 1 Solargraph x Oracle Red Bull Racing (référence WBY111F.BA0042), qui marque dix ans de partenariat avec l'écurie de Formule 1. Le boîtier en acier sablé mesure 38 mm de diamètre et 10,2 mm d'épaisseur, avec une lunette bidirectionnelle et une étanchéité à 100 mètres. Le cadran bleu soleillé porte un réhaut rouge, une aiguille centrale des secondes jaune et une date à 3 heures.
Le mouvement est le calibre TH50-00, à quartz à recharge solaire. La lumière traverse le cadran translucide et atteint les cellules photovoltaïques placées dessous ; une fois chargée, la montre fonctionne jusqu'à dix mois dans l'obscurité, et dix secondes de lumière suffisent pour la relancer. La marque annonce une durée de vie de la batterie allant jusqu'à 15 ans.
La Solargraph maintient la Formula 1 comme porte d'entrée de la marque : elle coûte 1 900 livres au Royaume-Uni, sur bracelet acier à boucle déployante à double sécurité. L'accès anticipé à la vente en ligne ouvre le 20 octobre, avant le Grand Prix d'Austin.
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Toledano & Chan grave un camouflage naval sur le titane de la b/1

Toledano & Chan, la marque de Phil Toledano et Alfred Chan, a présenté deux versions de la b/1 au motif inspiré du camouflage dazzle, peint sur les navires de la Première Guerre mondiale pour tromper les sous-marins. Au lieu de cacher le navire, les rayures très contrastées rendaient difficile la lecture de son cap et de sa vitesse.
Le motif est gravé par CNC sur le boîtier, le bracelet intégré et le cadran, tous en titane de grade 5, en alternant surfaces brossées et surfaces givrées à la poudre de diamant qui renvoient la lumière différemment. Le verre saphir est asymétrique et la montre est étanche à 50 mètres.
À l'intérieur se trouve le Sellita SW100, un calibre automatique de petit diamètre doté de 42 heures de réserve de marche, qui n'indique que les heures et les minutes. La b/1 « Dazzle » est limitée à 188 exemplaires, à 7 700 dollars ; la « Double Dazzle », au cadran serti d'environ 350 diamants naturels, à 12 exemplaires, à 9 700 dollars. La vente débute le 24 octobre.
À Time+Tide, Phil Toledano a expliqué qu'un détail lui plaît par-dessus tout : le motif a été conçu, à l'origine, précisément pour distraire et tromper.
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Pequignet met de l'onyx dans l'Attitude et Vulcain donne trois couleurs à la Skindiver GMT

Pequignet, manufacture installée à Morteau, a ajouté à sa collection permanente l'Attitude Onyx (référence 9060448). Le boîtier en acier poli mesure 39 mm de diamètre et 9,2 mm d'épaisseur, avec un verre saphir bombé et un fond saphir. Le cadran est une lame d'onyx noir, avec aiguilles et index plaqués or rose 5N.
Le mouvement est le Calibre Initial, automatique et manufacture, de 28,2 mm de diamètre et 4,2 mm de hauteur, à 28 800 alternances par heure et avec 65 heures de réserve de marche. Les cadrans en pierre imposent de tailler des lames très fines et de les percer pour l'axe des aiguilles, une opération délicate dans un matériau cassant. Le prix est de 3 500 euros.
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Vulcain a ajouté trois couleurs à la Skindiver Nautique GMT : rose et turquoise, limitées à 100 exemplaires chacune, et vert, limitée à 50. Le boîtier en acier mesure 38,3 mm de diamètre et 12,2 mm d'épaisseur, avec une lunette bidirectionnelle en céramique noire graduée sur 24 heures et une étanchéité à 200 mètres.
Le mouvement est le Soprod C125 GMT, automatique, à 28 800 alternances par heure et avec 42 heures de réserve de marche. L'aiguille 24 heures se règle de façon indépendante, dans un GMT de type « bureau » : elle permet de suivre un second fuseau horaire, mais, contrairement à un GMT de voyageur, changer l'heure locale oblige à déplacer les aiguilles principales. Chaque version coûte 2 130 euros.
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Ce qui mérite l'attention
Les chiffres de LVMH confirment que l'horlogerie et la joaillerie résistent mieux que la mode : la division a progressé de 6 % en organique au troisième trimestre et de 8 % sur neuf mois, à 7 725 millions d'euros, tandis que la Mode et Maroquinerie a reculé de 5 % sur le trimestre. Le groupe ne publie pas de résultats par marque, si bien qu'il est impossible de mesurer le poids de TAG Heuer, Hublot ou Zenith dans cette performance.
Parmi les nouveautés du jour, la couleur et la matière du cadran restent le moyen le plus courant de renouveler un modèle existant : l'onyx chez Pequignet, trois teintes chez Vulcain, un motif gravé chez Toledano & Chan. Blancpain fait le chemin inverse et ressuscite deux lignes de 1956 avec des mouvements manufacture actuels.
L'attention se tourne désormais vers New York, qui accueille WatchTime New York et le Windup Watch Fair du 16 au 18 octobre. Le 9 novembre, Christie's organise à Genève la vente Watches for ELA, avec une vingtaine de marques ; Maurice Lacroix y participe pour la première fois avec une pièce unique de la 1975 Master Grand Date Retrograde aux touches roses.




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