2 novembre
La journée en bref
Le Grand Prix d'Horlogerie de Genève expose jusqu'au 15 novembre, au Musée d'Art et d'Histoire de Genève, les 84 pièces en lice pour les prix remis samedi prochain, 7 novembre.
Dans l'industrie, le journal suisse Blick rassemble des témoignages sur les difficultés de marques et de sous-traitants, alors que les exportations horlogères suisses ont progressé de 2,7 % à fin septembre. Les comptes de Patek Philippe au Royaume-Uni affichent des ventes record et un bénéfice d'exploitation en baisse, et Chrono24 commence à vendre des montres neuves de cinq marques indépendantes.
Côté lancements, Louis Erard et Vianney Halter réunissent deux calibres automatiques dans le même boîtier, et Nivada Grenchen ouvre sa ligne féminine avec le retour de la Colorama.
Genève expose les 84 candidats du GPHG avant la cérémonie de samedi

L'exposition itinérante 2026 du Grand Prix d'Horlogerie de Genève (GPHG) est arrivée à Genève après Mumbai et Bangkok. Inaugurée le 29 octobre au Musée d'Art et d'Histoire, elle reste ouverte jusqu'au 15 novembre et présente les 84 garde-temps présélectionnés par l'Académie du GPHG : 78 montres et 6 horloges de 55 marques.
Ces pièces concourent pour 20 prix, dont le Grand Prix de l'Aiguille d'Or. La 26e cérémonie a lieu le samedi 7 novembre au Bâtiment des Forces Motrices, avec une retransmission en direct sur le site du GPHG à partir de 18 h 30 à Genève, 17 h 30 à Lisbonne.
Le programme comprend des visites guidées gratuites tous les jours, des ateliers d'initiation à l'horlogerie animés par l'École d'Horlogerie de Genève, des conférences et des activités destinées aux plus jeunes. L'exposition présente aussi des travaux d'étudiants de la Chaire en design horloger de la HEAD–Genève et les activités de la fondation The Watch Library, consacrée à la préservation des archives horlogères.
Raymond Loretan et Carine Maillard, président et directrice de la Fondation du GPHG, présentent l'exposition comme une part de la mission de « partage et de transmission » de l'institution, en réunissant ces pièces dans un musée ouvert à tous.
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Les témoignages de Blick révèlent les difficultés de l'horlogerie suisse derrière la hausse des exportations

Le 30 octobre, la journaliste Myret Zaki a publié dans Blick une enquête dans laquelle des professionnels du secteur décrivent des difficultés que les chiffres globaux ne montrent pas. Selon la Fédération de l'industrie horlogère suisse, les exportations ont progressé de 2,7 % entre janvier et septembre.
Le bijoutier Patrick Saegesser, de Crans-Montana, évoque des réductions d'effectifs chez Breitling, Chopard et Montblanc, en plus de la centaine d'emplois menacés chez Zenith, sujet que le Radar a traité le 23 octobre. Il indique aussi que des sous-traitants du Jura voient leurs carnets de commandes se vider, avec des machines à l'arrêt, et que le détaillant Kirchhofer serait au chômage partiel depuis mars. L'article ne comporte aucune réaction de ces entreprises.
Le consultant Nicolas Rossé situe le problème à la base de la pyramide : les ventes de montres de moins de 200 francs suisses sont passées de 20 à 10 millions de pièces en dix ans et le segment de 300 à 500 francs a reculé d'environ 50 %. Sur la même période, il estime que le prix moyen à l'exportation est passé d'environ 720 francs, en 2015, à plus de 1670. La croissance se concentre au-dessus de 3000 francs, avec Rolex, Patek Philippe, Audemars Piguet et Richard Mille.
Oliver R. Müller, du cabinet LuxeConsult, estime les ventes de Rolex en 2025 à 11 milliards de francs, au-dessus des 6,3 milliards de l'ensemble des marques de Swatch Group. Les États-Unis ont dépassé Hong Kong et la Chine continentale comme premier marché des montres suisses, et Müller ne s'attend pas à un retour de la demande chinoise à son niveau d'avant la pandémie.
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Patek Philippe réalise des ventes record au Royaume-Uni, mais le bénéfice d'exploitation recule

Les comptes de la filiale britannique de Patek Philippe, rapportés par WatchPro le 30 octobre, font état de ventes de 301 millions de livres sur l'exercice clos le 31 janvier 2026, en hausse de 11 % sur un an. Le bénéfice d'exploitation a reculé de 9,4 %, à 22,1 millions de livres, et se situe 27,5 % sous le sommet de 30,5 millions atteint sur l'exercice clos en janvier 2023.
La boutique en propre de Bond Street, à Londres, a progressé bien plus vite que l'ensemble : ventes de 106 millions de livres, en hausse de 28,1 %, et bénéfice d'exploitation de 12,6 millions, en hausse de 24,8 %. La marge d'exploitation de la boutique est de 12 %, contre 7 % pour l'ensemble des activités de gros et de détail.
WatchPro compare ces chiffres à ceux de Rolex au Royaume-Uni, Tudor comprise, avec des ventes de 736,7 millions de livres en 2025 et un bénéfice d'exploitation de 87,1 millions, en baisse de 10,4 %, et à ceux d'Audemars Piguet, avec des ventes de 105 millions, en hausse de 29 %.
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Chrono24 commence à vendre des montres neuves de cinq marques indépendantes

Chrono24, plateforme surtout connue pour la vente de montres d'occasion, est devenue détaillant officiel de montres neuves de cinq marques indépendantes : Fears, Airain, MAEN, DWISS et Rönkkö, selon WatchPro. Les cinq sont réunies dans une nouvelle catégorie, Independent Brands, avec un espace propre à chaque marque, où les montres sont vendues aux côtés d'informations sur son histoire et sa façon de travailler.
Pour le lancement, chaque marque bénéficie d'une semaine de visibilité sur la page d'accueil, ainsi que d'une présence dans Chrono24 Magazine, sur les réseaux sociaux et dans les messages envoyés aux utilisateurs. Tom Beitschall, directeur général de l'entreprise pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique, indique que les marques indépendantes étaient déjà sur la plateforme, mais « n'ont pas toujours été faciles à trouver ».
Pour de petites marques sans vaste réseau de points de vente, c'est un canal de distribution international supplémentaire.
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Louis Erard et Vianney Halter réunissent deux calibres automatiques dans le même boîtier

Présentée le 30 octobre, la Futur Antérieur est une collaboration de Louis Erard avec l'horloger Vianney Halter, inspirée de l'Antiqua, l'une de ses montres les plus connues. Le boîtier en acier, composé de 67 éléments, mesure 38 mm de diamètre, 44 mm d'entre-cornes hors tout et 8,85 mm d'épaisseur, et compte deux couronnes. Deux cadrans ronds en relief, entourés de rivets, indiquent la petite seconde en haut et les heures et les minutes en bas.
La solution technique se trouve à l'intérieur : deux calibres automatiques Sellita SW100 indépendants, l'un pour les heures et les minutes, l'autre pour la seule petite seconde. Chaque calibre mesure 17,2 mm de diamètre et 4,8 mm de hauteur et bat à 4 Hz. Étant indépendants, ils ont chacun leur balancier et leur remontage, et la seconde n'a aucun lien mécanique avec les heures. Le compromis est d'avoir deux marches dans la même montre, en échange d'une architecture qui maintient les deux cadrans séparés, comme dans la montre de référence.
Il existe deux versions, Gold et Silver, limitées chacune à 178 exemplaires, à 4950 francs suisses hors taxes, et un coffret réunissant les deux, limité à 78, à 9900 francs.
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Nivada Grenchen ouvre sa ligne féminine avec le retour de la Colorama

L'année de son centenaire, Nivada Grenchen relance la Colorama, montre présentée en 1965 avec lunettes et bracelets interchangeables, protégée par un brevet suisse, comme première collection de sa ligne féminine. La marque l'a annoncée le 30 octobre et la met en vente le 12 novembre.
Le boîtier en acier 316L avec revêtement IP doré mesure 17 mm de diamètre et 6,75 mm d'épaisseur, et le mouvement est à quartz, un Ronda 1042 avec heures et minutes seulement. La nouveauté réside dans la lunette, qui se clipse et se retire en quelques secondes, et dans les pendentifs qui permettent de porter la montre au cou.
La collection se décline en versions Golden Hour, avec lunettes dorées, et Color Pop, avec lunettes émaillées, chacune en deux coffrets, à 695 et 895 dollars hors taxes.
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Ce qui mérite l'attention
Samedi réunit à Genève deux indicateurs du haut du marché : la cérémonie du GPHG et le début de la vente Phillips, les 7 et 8 novembre. Selon Haute Time, le lot principal est une Patek Philippe référence 1436 de 1945, chronographe à rattrapante en acier estimé entre deux et quatre millions de francs suisses, et Sotheby's propose, les 8 et 9 novembre, une Millennium de George Daniels de 2001, estimée entre 300 000 et 600 000 francs. Les résultats montreront la vigueur de la demande pour les pièces rares, dans un secteur où, selon les témoignages de Blick, la base de la pyramide continue de se réduire.
Côté lancements, Habring² et le site SJX ont présenté le 29 octobre la Chrono Felix Perpetual « Star », avec le calibre A11CP, qui associe le chronographe A11 de la marque à un module de quantième perpétuel Dubois-Depraz, en 30 exemplaires. Alpina, chronométreur officiel de la Route du Rhum, partie hier de Saint-Malo, associe à la course deux séries limitées, dont une Seastrong Diver Extreme Automatic de 313 exemplaires.




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