top of page

Horloges d’édifice

il y a 20 heures
12 min de lecture

« S’il était possible de condenser toute la vie de la Terre en l’espace d’une année, l’homme apparaîtrait le 31 décembre à 11 h 45 (Hitti, 1961). »


Le temps n’étant ni physique, ni visible, ni palpable, l’être humain, en se proposant de le mesurer, s’est fixé un objectif ambitieux, créant et développant des mécanismes fascinants qui, au fil des siècles, ont toujours ému et passionné des générations.



Les horloges d’édifice ont marqué le début de ce parcours. Grandes et robustes, elles sont devenues progressivement plus petites et, peu à peu, sont arrivées dans nos maisons. Vinrent d’abord les horloges murales et de table, puis les montres de poche et les montres-bracelets. Presque inaccessibles au départ, ces machines intemporelles à mesurer le temps sont devenues de plus en plus à la portée du grand public.

 

Cet article propose une approche centrée exclusivement sur les horloges d’édifice, en explorant leur histoire depuis leur apparition jusqu’à leur évolution au fil des siècles, ainsi que leur fonctionnement. Il abordera aussi l’horlogerie en fer au Portugal, en soulignant son importance et sa singularité dans le contexte historique. En complément, il relatera la visite de l’horloge de la tour de l’église de Santiago, au château de Palmela, exemple concret d’un effort de préservation et de mise en valeur de cet important patrimoine historique et culturel.


La relation de l’homme avec la nature qui l’entoure est inévitable, et l’influence de celle-ci sur la vie de l’homme en est une autre. Les grands cycles de la nature (année, mois, jour) se répètent sans interruption, amenant l’homme lui-même à établir des habitudes dans sa relation avec ces cycles. La tentative d’organiser et de compter le temps naît presque naturellement de la relation entre l’homme et la nature. Les années, les saisons, les mois, les jours (la lumière et l’obscurité se succèdent sans interruption), la trajectoire visible du Soleil, entre autres, sont des exemples de cycles naturels qui se répètent toujours de façon régulière et qui, pour cette raison, ont aussi servi de repères dans la vie des hommes qui, entre-temps, les ont organisés.



Aujourd’hui, nous parvenons à diviser une seconde en dix, voire en cent parties, mais si nous nous imaginons au XIIIe siècle, époque où apparurent les premières horloges d’édifice, la plus petite unité de temps était peut-être le jour. Les rythmes étaient moins agités et la rigueur de la mesure du temps plus relative. La journée de travail se définissait entre le lever et le coucher du Soleil ; midi était le moment où l’ombre était la plus courte. L’ombre du manche d’une houe projetée sur le sol marquait le temps de repos, entre autres usages.


L’importance de l’Église


L’Église et ses ordres finissent par jouer un rôle important, car cette institution a déjà l’habitude de diviser les journées en « parties » plus petites, en grande partie en raison de ses pratiques canoniales, de travail et de repos. C’est aussi au sein de l’Église que naît la première impulsion vers la conception d’un mécanisme capable d’aider de façon autonome à compter les différentes parties de la journée.


La division du jour en particulier – la plus ancienne unité de temps – constitue le premier grand objectif. Diviser le jour en cycles plus petits a bénéficié de l’importante contribution de l’Église. Les cloches des couvents et des monastères, actionnées par les moines (sonneurs), annonçaient, entre autres, matines, prime, vêpres ou complies, qui sont des exemples de cette organisation quotidienne et correspondent respectivement à l’aurore (4 coups), au lever du Soleil (3 coups), au coucher du Soleil (3 coups) et à la tombée de la nuit (4 coups). Cette annonce, par des coups de cloche, était confiée au moine chargé d’actionner manuellement les cloches au moment voulu de la journée. Les cloches revêtaient une grande importance comme moyen de communication avec la population.

Cloche d’église

Le moine chargé de cette tâche, pour l’accomplir avec la plus grande exactitude possible, se réglait sur le cadran vertical (cadran solaire) ou, la nuit et les jours moins ensoleillés, sur la clepsydre (horloge à eau) ou sur la bougie graduée qui, à peu près toutes les heures, laissait tomber des clous ou des poids produisant un son d’avertissement.



Les temps étaient calmes et peu agités. Peut-être la relation de l’homme avec la nature se faisait-elle davantage sentir.


Horloges d’édifice


Grandes et lourdes, ces horloges étaient d’abord construites en fer et en bois, avec des roues dentées entraînées par de lourds poids qui descendaient le long d’un clocher assez haut pour donner au mécanisme l’autonomie voulue. Le sommet de la tour abritait les cloches qui indiquaient les heures par leurs coups. De lourdes masses suspendues à une corde de chanvre constituaient leur source d’énergie ; on les remontait régulièrement jusqu’en haut, puis elles se déroulaient lentement le long du clocher sous l’effet de la gravité. Plus la tour était haute, plus l’autonomie de l’horloge était grande. De cette époque nous vient sans doute l’expression portugaise « dar corda » (littéralement « donner de la corde ») pour remonter une horloge. Le plus souvent dépourvues de cadran, elles étaient appelées « horloges à sonnerie » parce qu’elles n’indiquaient les heures que par les coups de leurs cloches. Construites dans des matériaux qui s’usaient ou s’oxydaient rapidement (fer et bois), ces horloges n’étaient, pour cette raison, pas très précises et devaient être réglées à l’aide d’un cadran solaire ou d’une clepsydre, mais ce sont elles qui ont marqué le début du long voyage, toujours inachevé, de la quête de la mesure du temps. Au fil du temps, ces horloges ont fait l’objet de divers perfectionnements, de l’emploi de nouveaux matériaux dans leur construction au remplacement de leur oscillateur, avec des effets sur leurs performances.


Origine


Au XIIIe siècle apparaissent les premières horloges qui, actionnant de façon autonome les cloches des tours, remplacent les moines chargés de cette fonction. Au début, pour leur réglage et parce qu’elles n’étaient pas encore très précises, elles ne se passaient pas complètement de l’aide des cadrans solaires le jour ou des clepsydres la nuit et les jours moins ensoleillés.




D’abord à sonnerie seule

 

Ces premières horloges avaient aussi, pour la plupart, la particularité de ne pas encore montrer les heures. Elles se contentaient de les sonner (horloges à sonnerie). À une époque où la plupart des gens ne savaient pas lire, l’annonce des heures se faisait par le son de leurs cloches. Ce n’est que plus tard qu’apparaissent les premiers cadrans, généralement avec une seule aiguille. La deuxième aiguille (celle des minutes) ne commence d’ailleurs à apparaître qu’à la fin du XVIIe siècle.

 

Une évolution rapide

 

Progressivement, ces horloges ont reçu diverses innovations. Les matériaux utilisés au départ dans leur construction (fer et bois) ont été peu à peu remplacés par d’autres (bronze et laiton) qui, contrairement aux précédents, ne pourrissaient ni ne s’oxydaient aussi facilement, rendant les horloges plus durables, plus robustes et plus précises. Une autre innovation à signaler fut l’introduction de l’oscillateur à pendule en remplacement du « Foliot ». Ce nouvel oscillateur, imaginé par Galilée et adapté par Christiaan Huygens et Salomon Coster au XVIIe siècle, apporta une précision remarquable au fonctionnement de ces horloges. Contrairement à l’ancien oscillateur à « foliot », celui-ci, attiré par la gravité, présente un rappel vers le « point mort », une innovation importante pour l’époque. Autre fait remarquable : les horloges ont rapidement évolué vers l’intégration d’automates. Une démonstration de virtuosité qui, à l’époque comme aujourd’hui, ne laisse personne indifférent et suscite encore des visites rien que pour les voir fonctionner.


 

Les premiers pas dans la maîtrise du temps grâce à ces mécanismes ont même contribué à ce que l’Europe puisse s’affirmer technologiquement face au reste du monde.

 

Il ne fallut pas longtemps pour que l’on juge avantageux de reproduire l’exemple de l’Église, ce qui conduisit à l’apparition de l’horloge publique ou communale qui, par la « sonnerie » de ses cloches, apporta une précieuse contribution à la régulation de la vie dans les villes. Indépendante de la volonté des gens, l’horloge imposait son « autorité » et façonna une importante discipline sociale, ce qui suscita une certaine contestation chez quelques-uns, mais elle était aussi un objet de fierté et de prestige qui attirait des étrangers venus admirer son fonctionnement.

 

Entre le XIVe et le XVIIe siècle, on assiste, dans toute l’Europe, à une installation généralisée de ces mécanismes. Importants pour la régulation de la vie en société, ils sont aussi un motif de fierté, voire de statut. Leur acquisition et leur entretien ne sont pas, au départ, à la portée de tous, mais on assiste peu à peu à la multiplication de ces machines fascinantes dans toutes les localités.

 

Fonctionnement, brève approche

 

Ces mécanismes reposent d’abord sur une structure de base formée de quatre colonnes reliées par des traverses et fixées par des clavettes de fer (plus tard des vis) ; sur deux des côtés de ces colonnes se trouvent des platines verticales fixées aux traverses supérieure et inférieure, dans lesquelles s’engagent respectivement les axes des roues du mouvement et de la sonnerie, ainsi que les axes des tambours/cylindres. Autour de ceux-ci s’enroulent des cordes de chanvre qui soutiennent deux lourdes masses de pierre (plus tard de plomb ou de fer), lesquelles constituent la source d’énergie de tout le système.

 

L’un de ces tambours transmet son énergie par un ensemble de roues démultiplicatrices qui réduisent progressivement la force et la conduisent jusqu’à l’échappement. Celui-ci libère progressivement l’énergie provenant du tambour vers un oscillateur. C’est à ce moment que se produisent les tic-tac réguliers et constants que nous entendons et qui permettent le fonctionnement régulier de l’horloge.

 

Pendant ce temps, l’autre cylindre transmet de la même façon son énergie par un autre ensemble de roues démultiplicatrices, mais cette fois jusqu’au « frein » de la sonnerie, qui ne permet la libération de cette énergie qu’en coordination avec le mouvement des heures (paragraphe précédent) et seulement au moment exact voulu, ce qui produit les coups qui marquent le passage de chaque heure.



Le temps en portugais

 

C’est dans la cathédrale (Sé) de Lisbonne, en 1377, qu’est installée la première horloge au Portugal. Commandée par le roi D. Fernando, cette horloge n’avait pas de cadran et indiquait les heures par le son de ses cloches. C’est sous le règne de Philippe III, en 1628, que l’on fait poser un cadran. On sait que son constructeur fut « Mestre João » (français). Elle nécessitait un horloger qui l’entretenait, la réglait, la remontait et, entre autres tâches, la tempérait à l’huile d’olive (la lubrifiait). La dernière horloge d’édifice mécanique installée au Portugal serait celle de l’Igreja da Misericórdia de Seia, dans la seconde moitié du XXe siècle, construite à Aldeia do Bispo (Penamacor) par Manuel de Sousa Manteigas.

 

On pense que c’est le frère franciscain Frei João da Comenda qui fut le premier horloger portugais à concevoir une horloge dans notre pays, en 1478. Depuis le monastère d’Orgens (Viseu), il aurait construit douze horloges d’édifice, réparties dans plusieurs villes, dont Évora, Setúbal ou Serpa. La plus ancienne horloge fabriquée au Portugal date donc du XVe siècle.

 

À cette époque, les heures étaient publiques, mises à la disposition de toute la population par les monastères, mais aussi par les tours des municipalités (temps public). Au monastère d’Orgens comme au monastère de Varatojo sont encore conservés aujourd’hui deux exemplaires de ses douze horloges. On trouve aussi, à cette époque, des références à un horloger de la région d’Alenquer nommé Frei João da Montanha.

 

On peut relever avec intérêt l’installation, en 1628, d’une horloge qui sonnait ses cloches tous les quarts d’heure et qui fut construite par le « carme déchaux » Frei Francisco de Jesus. Installée d’abord au couvent de Bussaco, cette horloge, parce qu’elle sonnait toutes les quinze minutes, aurait attiré l’attention du pouvoir central et aurait été transportée dans la capitale.

 

Le fait qu’il n’était pas encore d’usage d’inscrire le nom du constructeur sur les horloges a rendu quelque peu difficile la connaissance tant de l’horloger de chaque pièce que de l’ensemble des horlogers portugais de l’époque. On trouve néanmoins des références à l’horloger Pablo Gomes à Guimarães ou, déjà à la fin du XVIe siècle, à l’horloger Fernão Gonçalves à Braga.

 

Sous le règne de D. João V, les nouvelles horloges construites avec de nouveaux matériaux et dotées d’oscillateurs à pendule commencent à remplacer progressivement les anciennes machines en fer, qui devaient ce nom au fait d’être construites en fer et en bois.

 

Au XXe siècle, les grands noms de la grosse horlogerie d’édifice sont les maisons Cardina et Cousinha, respectivement à Nazaré et à Almada.



Elles auront été les héritières de tout ce legs, mais ont peut-être fini « victimes » de l’électrification et d’un pays peut-être un peu conquis par cette nouveauté et un peu oublieux des précieuses machines mécaniques qui mesuraient jusque-là le temps.

 

Il convient aussi de mentionner la « Boa Reguladora » qui, bien qu’elle ne se soit pas consacrée à la grosse horlogerie qui fait l’objet de notre propos, a apporté une contribution importante à l’histoire de l’horlogerie au Portugal, depuis 1895, à Vila Nova de Famalicão, jusqu’à nos jours. Il n’est presque personne qui n’ait eu chez soi une horloge murale ou un réveil de cette marque.

 

Électrification/réflexion

 

Quelqu’un imaginerait-il « Big Ben » avec une horloge électrique à la place de l’originale ?

 

Curieusement, presque au moment même où l’homme s’éloigne des rythmes de la nature, on assiste aussi à la prolifération de machines électriques qui, peut-être avec une certaine ingratitude, remplacent les machines en fer centenaires. Contrairement à certains pays qui s’efforcent de préserver leurs horloges d’édifice séculaires. Chez nous, rares sont les localités qui s’enorgueillissent encore de leurs vieux gardiens du temps. Une plus grande facilité, un entretien moindre et peut-être un coût plus faible ont fait que de nombreuses reliques mécaniques, dans les tours de bien des localités de notre pays, ont été remplacées par ces horloges électriques. Des immeubles d’intérêt public et des monuments nationaux, qui pourraient servir d’exemple et de référence, ont eux aussi remplacé leurs horloges mécaniques. Un héritage intemporel qui nous est parvenu jusqu’à nos jours et que nous sommes peut-être en train de laisser quelque peu de côté.

 

Le temps public est resté loin derrière. L’heure n’est plus partagée. Nous vivons sous les ordres de la rigueur implacable de la montre individuelle, aux antipodes des temps décrits ici. Avec l’agitation et les bruits d’aujourd’hui, nous entendons à peine leurs cloches dans les tours de nos villes et villages. Elles mériteraient peut-être notre attention, car elles sont un héritage que nous avons reçu et qui pourrait être une importante source d’intérêt touristique et une garantie de travail tant pour les horlogers que pour les guides chargés de les présenter aux touristes désireux de les admirer en fonctionnement.

 

L’horloge de l’église de Santiago au château de Palmela

 

À Palmela, comme heureusement dans d’autres localités, on a fait preuve de sensibilité et d’engagement dans la restauration et la conservation du patrimoine horloger en fer. Des horloges mécaniques séculaires qui font aussi partie de notre histoire et constituent un héritage important à préserver et à transmettre aux générations futures.


 

Datée de 1752 et fabriquée à Liège, en Belgique (maison Henry Rossius), cette horloge est installée dans la tour de l’église de Santiago, au château de Palmela. Marquée sur sa roue de compte – qui détermine le nombre de coups des cloches indiquant chaque heure – de l’inscription Henri Rossius A Liége 1752, elle nous renvoie à une ville dotée d’une tradition horlogère de qualité largement reconnue en Belgique, ainsi qu’à l’année de sa construction. Sur la platine du mouvement des heures, on peut voir deux plaques fixées qui attestent deux réparations, presque certainement importantes.



La première intervention eut lieu en 1907, par un horloger allemand travaillant à Lisbonne, Oscar Knoblick, et une seconde en 1997, par l’entreprise Serafim da Silva Jerónimo de Braga. Muettes depuis de nombreuses années, ses cloches ont enfin sonné de nouveau après que la municipalité l’eut fait réparer en 1996.



Face à l’horloge, nous sommes « hypnotisés » par l’éclat bien entretenu et préservé de ses bronzes, matériau présent surtout dans les roues qui composent les deux rouages, alimentés par des sources d’énergie indépendantes : deux tambours, chacun avec un poids, et un câble d’acier qui descend le long du clocher. L’un des rouages, à gauche, est responsable des heures et se termine par un énorme pendule chargé de régler le fonctionnement de l’horloge. L’autre rouage, à droite, responsable de la sonnerie des heures, se termine par un volant à ailettes ou papillon (frein dynamique) chargé de réduire et de régler la vitesse à laquelle les cloches sonnent les coups.



Apparemment indépendants, ces deux mécanismes sont en réalité reliés de telle sorte que le mécanisme de sonnerie (à droite) ne se déclenche qu’au moment exact où le mécanisme des heures (à gauche) atteint l’heure juste. Tout cela depuis plus de 250 ans, avec une rigueur et une précision remarquables.

 

Sur la façade nord de la tour se trouve un beau cadran en azulejos à une seule aiguille. Bien qu’il ne nous montre pas les minutes, il ne nous empêcherait peut-être pas pour autant de deviner la minute approximative. Si l’aiguille se trouve à mi-chemin entre 10 et 11 heures, nous comprenons facilement qu’il est 10 h 30 sans avoir besoin d’aiguille des minutes. Il en va de même si l’aiguille se trouve au quart de la distance entre 10 et 11 heures.



Un détail intéressant est aussi la présence d’un cadran solaire (cadran vertical) sur la façade sud de l’église, qui devait servir d’aide au moine sonneur qui, comme nous l’avons vu, avait pour fonction d’actionner les cloches à certains moments de la journée afin d’annoncer les offices ou d’autres avis à la population de Palmela.



Quelques années seulement après son installation, cette horloge a résisté au tremblement de terre de 1755 et, à partir de 1834, avec le passage du château sous administration militaire, est venu aussi un moindre intérêt pour ce patrimoine ; malgré tout, l’horloge a traversé toutes ces années et semble enfin nous offrir le privilège de contempler le lent passage du temps en observant son pendule, ainsi que le mécanisme robuste et bruyant qui se met en mouvement à chaque heure pour actionner ses cloches.

 

La municipalité de Palmela propose, sur réservation, une visite guidée de l’horloge de la tour de l’église de Santiago, à l’intérieur du château.


Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page